135 euros. C’est le prix d’un simple coup d’œil à votre smartphone sur un vélo, au détour d’une rue citadine. Le chiffre n’est pas là pour dissuader, mais pour rappeler que la route ne tolère pas les gestes d’inattention, même sur deux roues.
Ce que prévoit la loi pour l’usage du téléphone à vélo en ville
Le code de la route, article R412-6-1, n’accorde aucune échappatoire : toucher à son téléphone en roulant à vélo revient à commettre une infraction. Peu importe la taille du guidon ou la vitesse, la sanction tombe : 135 euros d’amende, identique à celle réservée aux conducteurs de voitures. Pas de traitement de faveur pour les cyclistes dans cette histoire. Qu’il s’agisse d’un trajet express ou d’un détour tranquille, la règle s’applique sans nuance.
Quant aux écouteurs, oreillettes ou casques audio, ils ne font l’objet d’aucune exception. Même sur une paisible piste cyclable, la loi impose le silence aux oreilles, sauf si vous portez un appareil auditif médical. L’objectif ? Garder les sens en alerte, sans compromis, même pour suivre un GPS ou discuter brièvement. Installer un support de téléphone sur son vélo ne change rien à l’affaire : l’écran n’est pas un tableau de bord, et pianoter dessus reste interdit en pleine circulation.
Voici ce que la réglementation impose clairement :
- Interdiction totale d’utiliser le téléphone à la main, y compris à l’arrêt au feu rouge
- Interdiction formelle des écouteurs, oreillettes ou casque audio
- Amende forfaitaire de 135 euros en cas de non-respect
Aucune latitude n’est laissée à l’appréciation individuelle ou au « bon sens » du cycliste. Si vous enfreignez ces règles, vous serez sanctionné comme tout conducteur distrait. La sécurité de tous, cyclistes comme piétons, prime sur le confort du multitâche.
Pourquoi manipuler son téléphone en roulant met en danger tous les usagers
Sur la chaussée ou sur la piste cyclable, la sécurité ne laisse pas de place à la distraction. S’emparer de son téléphone, même brièvement, bouleverse l’équilibre, brouille la perception des alentours et détourne l’attention de dangers qui n’attendent pas. Le cycliste absorbé par un écran n’entend plus le léger crissement d’un frein, perd de vue l’enfant hésitant à traverser, rate le geste d’un automobiliste qui change de direction.
Les conséquences dépassent largement le simple cycliste. Un coup de guidon mal maîtrisé, une réaction trop lente à un obstacle, et la sécurité des autres usagers est menacée : piétons, cyclistes, enfants passagers ou débutants sur leur propre vélo. Sur un tronçon partagé, la moindre distraction multiplie les risques de heurts, notamment près des carrefours ou des passages piétons.
Pour illustrer concrètement les dangers encourus, regardez ces situations typiques :
- Perte de contrôle du vélo : un instant d’inattention suffit à provoquer un écart ou une chute.
- Temps de réaction allongé : la main sur l’écran retarde toute manœuvre d’urgence.
- Vision périphérique réduite : le regard fixé sur le téléphone occulte ce qui se passe autour de vous.
Les règles de circulation pour les cyclistes sont là pour garantir la sécurité de tous. Sur deux roues, chaque seconde d’inattention peut coûter cher. Support ou pas, le téléphone n’a pas sa place en mouvement.
Quels risques et quelles sanctions en cas d’infraction au Code de la route ?
Pédaler en zone urbaine, téléphone à la main ou casque vissé sur les oreilles, expose à plus qu’un simple rappel à l’ordre. La législation traite le cycliste comme l’automobiliste dès qu’il s’agit de préserver la sécurité collective. L’article R412-6-1 vise spécifiquement l’utilisation du téléphone tenu en main : 135 euros d’amende forfaitaire, sans retrait de points mais avec un impact immédiat sur le portefeuille.
Le champ des infractions ne s’arrête pas là : écouteurs, casque audio ou oreillettes, qu’importe le modèle, sont également prohibés et sanctionnés d’une amende identique. Le but est clair : freiner les comportements dangereux, que ce soit pour répondre à un appel ou changer de musique en pleine circulation.
Voici un récapitulatif des sanctions encourues :
- Téléphone en main : 135 € d’amende
- Écouteurs, casque ou oreillettes : 135 € d’amende
Le vélo ne protège pas de la vigilance des forces de l’ordre. Les contrôles en ville sont fréquents, notamment pour les infractions devenues habituelles : passage au feu rouge, usage du téléphone, absence d’éclairage ou de gilet réfléchissant après la tombée de la nuit. Le téléphone, même utilisé à faible vitesse ou sur piste dédiée, ne fait l’objet d’aucune indulgence. Respecter le code de la route, c’est aussi éviter de transformer le vélo en terrain d’expérimentation pour gadgets connectés.
Des conseils pratiques pour rester connecté sans compromettre votre sécurité
Pour les cyclistes du quotidien, la tentation de lire un message ou de suivre un itinéraire en direct ne disparaît pas d’un coup de baguette magique. Cependant, les règles sont claires : manipulation du smartphone et port d’écouteurs restent prohibés, quelle que soit la lenteur du trajet. À chacun de trouver des astuces pour rester connecté sans risquer d’enfreindre la loi.
Le support pour téléphone fixé au guidon séduit de nombreux utilisateurs urbains. S’il est bien choisi, il permet d’avoir sous les yeux une application de navigation ou un suivi d’activité, tout en gardant les mains sur le guidon. Privilégiez un modèle robuste, conçu pour absorber les secousses de la ville, et installez-le solidement pour éviter toute mauvaise surprise en roulant.
La sacoche dotée d’une fenêtre tactile constitue une alternative intéressante. Le téléphone se glisse à l’intérieur, protégé des intempéries et des tentatives de vol à l’arrachée, et reste accessible à l’arrêt grâce à la surface transparente. Pour toute manipulation, faites une pause sur un trottoir ou dans un espace sécurisé, jamais en mouvement.
Pour les longs trajets ou les déplacements quotidiens, opter pour un vélo à assistance électrique équipé d’un port USB simplifie la recharge du smartphone. Certains préfèrent la dynamo, qui alimente l’appareil en roulant, à condition d’avoir le matériel adapté. Cela évite de tomber à court de batterie en plein trajet.
Programmez vos applications de guidage en mode vocal avant de partir, sans écouteurs bien sûr : le haut-parleur du téléphone suffit souvent à délivrer les instructions, tout en respectant la réglementation. Seuls les appareils auditifs médicaux restent autorisés, pour les cyclistes concernés par une perte d’audition.
N’oubliez pas de vérifier régulièrement l’état de vos équipements, support, sacoche, système de fixation. Un accessoire défectueux peut devenir un facteur de danger, pour vous comme pour les autres usagers.
Sur la route, chaque geste compte. Garder les mains sur le guidon et les yeux sur le trafic, c’est choisir d’arriver entier à destination, et d’éviter la mauvaise surprise du PV glissé dans la sacoche.

