Remco Evenepoel rejoindra Red Bull BORA-hansgrohe à l’issue de la saison 2025, selon les annonces officielles validées par les deux parties. Ce transfert, négocié en amont de la dernière année de contrat du coureur belge chez Soudal Quick-Step, s’accompagne d’un investissement inédit de la part du sponsor autrichien.
La transaction inclut une indemnité de transfert estimée à plusieurs millions d’euros, ainsi qu’un contrat pluriannuel pour Evenepoel. L’arrivée du champion du monde du contre-la-montre suscite déjà de fortes attentes au sein du peloton et modifie sensiblement la dynamique du marché des transferts pour 2026.
Remco Evenepoel chez Red Bull BORA-hansgrohe : un transfert qui rebat les cartes du cyclisme mondial
L’annonce était pressentie, elle est désormais officielle : Remco Evenepoel tournera la page Soudal Quick-Step pour s’installer chez Red Bull BORA-hansgrohe en 2026. Ce transfert n’est pas une simple ligne sur le tableau du mercato. Il bouscule les repères, redistribue les rôles et donne le ton d’un nouveau chapitre dans le cyclisme professionnel. Le Belge, encore sous contrat pour une saison, a choisi de miser sur l’énergie et la puissance du projet Red Bull, déterminé à bousculer la hiérarchie établie sur les routes du Tour de France, où il rêve toujours d’écrire son nom au sommet.
Ce changement ne s’opère pas en solitaire. Mattia Cattaneo prendra également la route avec Evenepoel, signe d’une volonté claire : bâtir un groupe solide autour d’un leader affiché. Le staff allemand, déjà rompu à la gestion des ambitions XXL avec des coureurs tels que Bora ou Hindley, accélère sa transformation. L’arrivée de Red Bull dans la danse, avec ses moyens financiers et logistiques, propulse l’équipe dans une autre dimension. Mais il ne s’agit pas simplement d’empiler les talents : l’enjeu sera de métamorphoser un collectif performant en une véritable machine à victoires sur la Grande Boucle.
En 2026, le cyclisme se réinvente. Les signatures ne relèvent plus seulement de la négociation de contrats : elles incarnent des virages stratégiques, des choix d’alliances et la reconfiguration de tout un peloton. Les stratégies s’affinent, les effectifs se réajustent, chaque équipe redessine sa feuille de route pour la saison à venir. Le transfert d’Evenepoel donne le ton : les projecteurs sont déjà braqués sur la France, où l’affrontement entre les géants du peloton s’annonce explosif. Qui, demain, saura faire front face à Pogacar et Vingegaard ?
Quelles conséquences pour les équipes et la hiérarchie des Grands Tours en 2026 ?
Le mouvement d’Evenepoel vers Red Bull BORA-hansgrohe recompose bien plus que le seul visage de son ancienne équipe. Il agit comme un révélateur, forçant chaque formation à clarifier ses ambitions et ses recrutements pour 2026. Soudal Quick-Step, privée de son leader, se recentre sur les classiques avec l’intégration de Jasper Stuyven et Dylan van Baarle. Chez BORA, le partenariat avec Red Bull ouvre la voie à des objectifs de victoire sur le Tour de France, portés par une nouvelle dynamique de groupe.
Sur le marché des Grands Tours, l’agitation gagne toutes les sphères. Lidl-Trek attire Juan Ayuso pour partager les rênes avec Mathias Skjelmose. INEOS Grenadiers refonde son effectif autour d’Oscar Onley, Kévin Vauquelin et Sam Welsford, cherchant à compenser la retraite programmée de figures marquantes comme Geraint Thomas et Jonathan Castroviejo.
Le secteur du sprint change également de visage : Olav Kooij devient le fer de lance de Decathlon CMA CGM, tandis que Biniam Girmay rejoint NSN Cycling Team pour franchir un cap. Le remue-ménage concerne aussi bien les grimpeurs, à l’image d’Attila Valter recruté par Bahrain Victorious, que les rouleurs, avec Bruno Armirail chez Visma-Lease à Bike.
Malgré ces mouvements, les locomotives du peloton, UAE Team Emirates-XRG avec Tadej Pogacar et Visma-Lease à Bike autour de Jonas Vingegaard, semblent conserver leur force de frappe. Néanmoins, l’arrivée de nouveaux sponsors comme Unibet Rose Rockets et Decathlon CMA CGM, la multiplication des leaders et la recomposition des collectifs créent une tension inédite sur l’ensemble du circuit. Même le cyclisme féminin connaît sa propre révolution : UAE Team ADQ, SD Worx Protime et FDJ Suez haussent le ton au niveau international.
Voici comment les grandes courses voient leur scénario bouleversé :
- Tour de France : plus question d’un duel figé, la victoire se jouera désormais entre plusieurs blocs puissants, prêts à s’allier ou s’opposer selon les circonstances.
- Tour d’Italie, Tour d’Espagne : chaque épreuve devient le terrain d’expérimentation de tactiques collectives, où des coureurs jusque-là dans l’ombre peuvent saisir leur chance.
Désormais, le leadership ne s’hérite plus : il se gagne, dans la sueur et le tumulte de chaque étape. Le peloton version 2026 s’annonce plus imprévisible que jamais, prêt à faire vaciller les certitudes et à écrire de nouveaux récits de conquête.


